Les apitoiements

Oh mon Dieu! Ils sont en train de détruire notre pays. Oh non! C’est un groupe de rats qui infestent nos institutions. Il faut faire quelque chose pour les arrêter. Ils se placent au-dessus de loi, et ignorent les injonctions de la cour. C’est le président le plus hors-la-loi que notre pays ait connu au cours de toute son histoire. Dans notre système de gouvernement, il revient aux tribunaux et non au président de déterminer si ce dernier utilise son pouvoir de manière légitime.

Les masques tombent et les visages sont à découvert

En lisant les jérémiades plus haut, vous croyez probablement être en train de lire des cris de désespoir lancés par des haïtiens dont le pays est détruit par l’aide au développement de l’Agence états-unienne pour le « développement » international (USAID). Vous risquez de croire, peut-être, que les rats dont on parle ici sont les terroristes qui massacrent la population haïtienne probablement avec le soutien du duo USAID-CIA, comme on peut le déduire de la déclaration de Mme Tulsi Gabbard, nouvelle directrice des agences états-uniennes d’information, au cours de sa récente audition de confirmation devant le Sénat états-unien. Vous pouvez même être tenté de croire que le hors-la-loi en question c’est le délinquant qu’avait placé Bill et sa femme Hillary Clinton à la tête d’Haïti au lendemain du tremblement de terre par lequel ils ont tenté de briser le dos du peuple haïtien. Non. Ce sont les cris de lamentations de citoyens états-uniens qui s’en prennent à leur nouveau président et à son équipe pour tout le « mal » qu’ils estiment qu’il est en train de faire à leur pays. Ah bon! Si c’est vrai, alors disons Malè pou youn, bonè pou yon lòt – ce qui est le malheur des uns, fait le bonheur des autres. Si Donald Trump n’était pas élu; s’il n’avait pas réussi à échapper aux tentatives d’assassinat orchestrées contre sa personne; on nous aurait taxé de complotiste pour avoir osé parler du possible rôle des opérations secrètes de l’État états-unien à travers une organisation malfaisante comme l’USAID dans la détérioration des conditions d’existence en Haïti. Maintenant on sait qu’il n’y a pas de fumer sans feu.

En effet, après avoir accédé à la présidence des États-Unis pour une seconde fois, M. Trump a décidé de couper la tête du serpent, et tout ce bruit que vous entendez, tout ce vacarme, provient de la queue du serpent. Cette levée de boucliers provient de ceux-là qui pensent qu’il serait normal pour un pays à la fois de sponsoriser lui-même le terrorisme tout en gérant une certaine liste pour attribuer de mauvaises notes à des pays qui, soi-disant, sponsoriseraient le terrorisme sur la seule base qu’ils refusent à vendre leurs peuples pour quelques poignées de dollars. M. Trump a cassé la soi-disant Agence de développement international états-unien (USAID). Il a cassé le National Endowment for Democracy (NED); cet engin qui semble produire la démonocratie à travers le monde au moyen du financement de rébellions et de manifestations violentes contre les dirigeants légitimement élus qui ne font pas les quatre volontés des États-Unis. Au cours de son audition pour la confirmation de sa nomination devant le Sénat états-unien, Madame Gaggard a expliqué que ces organisations sont de vrais instruments de déstabilisation utilisés par son pays pour nuire à tous les pays étrangers qui refusent de marcher selon les dictées de l’État états-unien.

Des écervelés qui savent qu’ils doivent s’attaquer aux infrastructures essentielles du pays

Selon les déclarations de Madame Gabbard, contrairement à d’autres agences qui doivent rendre des comptes sur leurs activités au congrès, ces organisations malfaisantes auraient les mains libres pour financer n’importe quelle activité de déstabilisation qu’elles désirent à travers le monde. Ne vous demandez donc pas pourquoi de hauts diplomates états-uniens en poste à Port-au-Prince avouent avoir des contacts réguliers avec de violents terroristes qui brûlent des nourrissons, incendient des hôpitaux, des centres de santé, des universités et des écoles, violent les femmes, et massacrent la population haïtienne. Ne vous demandez pas comment des journalistes de grandes chaînes de télévision états-uniennes arrivent à contacter et interviewer certains de ces chefs terroristes qui sont pourtant sur la liste de recherche de leur pays. De toute façon, s’il y avait encore des Haïtiens assez naïfs qui croyaient que ces terroristes agissaient seuls et en fonction de leurs propres intérêts, ils auraient beaucoup de difficultés à s’expliquer pourquoi et dans quel objectif ils s’en prennent à certaines infrastructures essentielles et stratégiques du pays.

En effet, que gagnent des terroristes illettrés et nauséeux en chassant tous ceux qui peuvent aider à soigner et à éduquer leurs enfants en Haïti? Pourquoi chasser les gens de chez eux et les forcer à se réfugier à l’étranger si cela ne fait pas partie d’un plan beaucoup plus large qui dépasse les cerveaux grillés des terroristes? Comment quelqu’un peut se lever un bon jour et s’en prendre sans motif à son propre pays? Pourquoi des fonctionnaires états-uniens en poste à Port-au-Prince s’opposent-ils à tout usage de moyens létaux contre des terroristes qui brûlent, violent, tuent, et prennent en otage plusieurs millions d’individus en Haïti? Avant les déclarations de Madame Gabbard, certains seraient tentés de me taxer de complotiste en osant poser de telles questions, mais nous savions que les centaines de millions de dollars « d’aide » au développement de l’USAID en Haïti ne fait que proliférer le sous-développement et la dépendance. Si malgré le fonctionnement à plein régime en Haïti de l’engin qui produit la démocratie, soit la NED, des diplomates états-uniens en Haïti continuent de jouer le rôle de porte-parole du Conseil électoral en devançant les autorités électorales pour annoncer les résultats électoraux qu’ils désirent après chaque élection dans le pays. Si les autorités états-uniennes sont arrivées à sélectionner et à imposer des dirigeants illégaux sans mandat populaire à la tête du pays. C’est qu’il y avait une faillite morale aigue dans la manière dont ce pays se comporte dans ses relations avec le reste du monde.

Donald Trump et son équipe à la rescousse?

Je n’ai vraiment rien à foutre de qui le peuple états-unien choisit pour dirigeant, même lorsqu’il choisit quelqu’un comme Donald Trump qui, s’il n’est pas un fasciste notoire, en serait tout au moins un sympathisant. D’ailleurs, nul ne peut contester le message fort que son bras droit, Elon Musk, a envoyé à ses partisans à travers son salut nazi le jour de son investiture. Mais comme je le dis, Trump et sa clique sont le problème du peuple états-unien, et non mon problème. Donc, il est important que mes lecteurs sachent que je ne saurais voir en Donald Trump un sauveur; quelqu’un qui va casser le système d’oppression de son pays pour libérer mon peuple. D’ailleurs la manière dont Donald Trump se comporte même avec les alliés historiques de son pays est pour le moins renversante. À regarder comment il impose des tarifs à tout le monde au mépris de toutes considérations inflationnistes de ces mesures sur les miséreux de sa base, je doute fort qu’il puisse être le sauveur même de ceux-là qui l’ont idolâtré. Mais peu importe. Ce n’est pas mon problème. Tout ce que je peux constater c’est Béelzéboul qui est en train d’expulser les démons (Mathieu 12 :24) à travers un acte démonocratique. Ce qui nous amène à nous demander si ces évènements indiquent le début de la fin du règne du mal (Mathieu 12 :25).

Néanmoins, je vois des gens des deux extrêmes et du centre qui applaudissent les actions de M. Trump et de son équipe, suggérant qu’ils seraient des héros qui viennent remettre toute chose dans l’ordre. Dieu merci, je n’ai jamais été un pion entre les mains de quiconque. Cela veut dire qu’en tant qu’un homme libre, on ne me retrouvera nulle part sur l’échiquier : ni à gauche, ni à droite, ni au centre. De plus, je ne saurais avoir d’autres héros que ceux-là, en particulier Jean-Jacques Dessalines et Henry Christophe, qui avaient planté la graine de la liberté dans mon âme. Mais… qui sait. Peut-être que celui qui viendra déclarer persona non grata ces petits fonctionnaires étrangers qui collaborent avec les terroristes qui massacrent mon peuple et brûlent mon pays, celui-là aura une place dans mes pensées. Peut-être, juste peut-être, que celui qui viendra pulvériser ces terroristes et faire taire ces armes produites dans les usines de la plus grande démonocratie du monde et qui massacrent les enfants de mon pays, celui-là saura attirer mon attention. Peut-être!


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