En Syrie, la nouvelle est tombée comme un coup de tonnerre. Des coupeurs de têtes notoires ont pris la tête du pays sous les acclamations des grandes démonocraties du monde. En effet, des individus qui auraient été reconnus comme décapiteurs de têtes, et dont la tête était, dit-on, « mise à prix » par les États-Unis, ont pris des galons pour devenir décapiteurs d’État, après avoir effectivement décapité l’État syrien, laissant sur leur passage la détresse et la désolation. Eh oui ! La Syrie, longtemps un pays fiable, est maintenant laissée sans armée, ni police, et ni justice. En fait, le pays qui s’appelait la Syrie est laissé sans diplomatie, sinon des dialogues informels entre les terroristes et leurs sponsors internationaux.

Le « dictateur brutal », comme on l’entend dans les médias occidentaux, qui a su garder son pays en un seul morceau, est parti en exil, laissant son pays dans le chaos entre les mains de vautours. De vautours qui travaillent à la solde des maîtres vautours du monde. L’État syrien est maintenant partagé entre la Turquie qui s’approprie de la partie Nord, Israël qui prend la partie Sud, les États-Unis qui fait mainmise sur la partie Est, et la Russie qui contrôle, pour l’instant, la partie Ouest. Quant aux terroristes, ils disent n’avoir aucune intention de combattre les forces étrangères qui se partagent leur pays. Entendez bien ! En bons démonocrates, ils ont chassé Bashar El-Assad pour instaurer le néant. Ce sont des artisans du chaos. Des bourriques, pour ne pas dire des imbéciles, tout court. Ouah ! Des terroristes ont implanté la démonocratie en Syrie, grâce à l’aide des démonocrates internationaux ! S’il m’est moralement impossible de défendre l’héritage de la famille El-Assad en Syrie, cela prend des personnes débridées pour célébrer l’arrivée au pouvoir de terroristes qui sèment le chaos et égorgent tous ceux qui ne partagent pas leur opinion ou leur vision du monde.

Haïti n’a rien à gagner dans ce chaos syrien

Au cours d’une conversation avec un ami le weekend écoulé, on parlait de cette catastrophe syrienne, et il a avancé que Haïti, Syrie et Liban sont maintenant « sur le même pied d’égalité ». D’après son raisonnement, puisque certains terroristes d’origine syrienne et libanaise qui vivent en Haïti ont collaboré avec des terroristes locaux pour détruire Haïti, alors leurs pays d’origine ont obtenu ce qu’ils méritent. Je ne peux pas être plus en désaccord avec un tel argument. En effet, je ne crois pas sincèrement qu’il y a une différence entre les terroristes syriens qui collaborent à la destruction d’Haïti et les terroristes qui détruisent l’État syrien au profit de quelques États voyous qui s’appuient sur le terrorisme pour dominer le monde. Je ne vois pas non plus de différence entre la souffrance du peuple haïtien et celle du peuple syrien.

En fait, l’Haïtien qui voit son pays détruit avec la contribution de terroristes d’origine syrienne ou libanaise ne devrait se réjouir de la souffrance des peuples syriens et libanais, parce que c’est la même élite mondialiste internationale qui est derrière la souffrance des peuples de partout à travers le monde. La seule manière de combattre le terrorisme, ce n’est pas en se réjouissant du sort des autres peuples qui souffrent autant que nous des mains des gens dont la violence est la seule profession, mais de faire ce qu’il faut. Et en parlant de ce qu’il faut, Haïti n’a pas à se préoccuper du bruit des discours droits de l’hommiste que vapote la gueule venimeuse des grands défenseurs des droits de l’homme qui commanditent le massacre de ses enfants. Les gentils terroristes téléguidés par les services secrets des puissances néocoloniales pour massacrer la population haïtienne doivent eux-mêmes gouter la médecine qu’ils font boire au peuple haïtien depuis l’arrivée du régime PHTKK imposé par les démonocrates internationaux au peuple haïtien. Et ce n’est ni la souffrance du peuple syrien, ni la balkanisation de l’État syrien qui va résoudre notre problème.

Plusieurs troupeaux, un seul pasteur

En Afrique, en Amérique, en Asie, en Océanie ou en Europe, on a affaire avec les mêmes ennemis. Des rapaces qui contrôlent des États délinquants bien armés et qui les poussent à massacrer pour pouvoir voler les richesses des autres. Les raisons qui avaient motivé l’esclavage et l’exploitation à outrance des personnes africaines sont les mêmes qui supportent le projet néocolonial aujourd’hui. Si l’économie coloniale du 16e au 19e siècle avait besoin de bras nègres pour fonctionner et enrichir les métropoles coloniales, l’économie néocoloniale du 21e siècle n’a besoin que des ressources que regorgent le sous-sol des pays exploités. En ce sens, la République Démocratique du Congo est un exemple flagrant. Entre le 16e et le 19e siècle, le colon chassait les Congolais comme des gibiers pour les emmener travailler dans ses plantations sur le continent américain. Aujourd’hui, ce n’est plus le Congolais qui l’intéresse, mais ses ressources. D’ailleurs, il fait massacrer pour exploiter son cobalt, son coltan, son manganèse, etc. pour ses besoins technologiques. Certains tendent à fêter ce qu’ils appellent une certaine journée de l’émancipation. S’il y a des nègres qui sont « émancipés », ce n’est pas parce que certains individus qui vivent de leur sang avaient tout d’un coup acquis une certaine humanité. C’est plutôt en partie parce que déjà, avec la première révolution industrielle, il y avait des machines qui pouvaient maintenant mieux défricher les terres et récolter les produits agricoles à un coût plus faible par rapport à l’usage de bras nègres, en plus du risque que les nègres représentaient au lendemain de la révolution haïtienne.

Maintenant qu’on vit la quatrième révolution industrielle, les besoins ont changé.  Les gentils néo-colons doivent dont aller chercher ce dont ils ont besoin pour leur développement technologique : les ressources naturelles. Pour cela, ils doivent tuer pour accaparer les ressources qu’ils ne possèdent pas. Mais le problème c’est de savoir comment faire pour détourner le bruit des tam-tams des droits humains qu’ils font résonner jour et nuit dans le cerveau des imbéciles de la première heure qui croient encore dans leur discours ? C’est là qu’intervient les terroristes. Des individus écervelés qui servent de bras aux mondialistes pour décapiter et massacrer leurs propres frères sous des motifs mal élaborés. En Syrie, le prétexte est plutôt religieux. En Haïti, ils se sont servis de la religion, mais d’une tout autre façon. En fait, les services secrets des États voyous ont créé des missions évangéliques bidon qui financent des églises dans le pays pour pouvoir non seulement zombifier les individus, mais aussi et surtout entrer en contact avec les terroristes écervelés pour les transformer en machine à tuer. C’est de cette façon qu’ils ont créé des voyous comme Barbecue, Vitelhomme, Izo et assossiés, avec l’appui de quelques petits terroristes déguisés en hommes d’affaires. Evidemment, c’est tout une machine sophistiquée qui se met en branle, parce qu’il ne suffit pas de former et armer des imbéciles et zombifier des ignorants pour mettre un pays à genoux. C’est là qu’intervient les politiciens crasseux ou encore les chenapans qui protègent les terroristes avec les pouvoirs d’un État converti en restavèk. Ensuite on trouve certains soi-disant défenseurs des « droits humains » financés par les services secrets étrangers qui ferment les yeux sur les exactions des terroristes mais qui se révoltent lorsqu’on essaie de les toucher. Puis, on a des médias-poubelle qui font circuler leur propagande, etc.

En parlant de médias-poubelle, hier j’ai lu un article dans « Miami Herald » où un certain journaliste haïtien qui se mêle de toutes les sauces qui déshonorent son métier, criait à la dictature du fait qu’on accuse un autre « journaliste » haïtien d’être de mèche avec des chefs terroristes qui massacrent la population en Haïti. Ce monsieur, je me rappelle bien, en 2001, en conférence de presse avec un « soi-disant » journaliste étranger, lui-même accusé par des individus de son propre pays d’avoir été infiltré par les services secrets d’un autre pays étranger, avait exigé le départ d’Aristide de la tête du pays. De toute évidence, cet individu qui mène une vie plus basse que celle des coquerelles et des cafards, utilise une carte et le titre de journaliste pour servir les intérêts de puissances étrangères dans la déstabilisation du pays. Je me demande comment ils font pour dormir les soirs, sachant qu’autant de personnes se font massacrer juste pour qu’ils puissent gonfler leurs comptes bancaires de quelques centaines de milliers de gourdes.

Haïti : une dictature avec des pantins sans pouvoir ?

Ma position par rapport à ce Conseil provisoire de traitres (CPT) qui soi-disant contrôle les institutions du pays est bien connue. J’ai écrit et publié plusieurs textes dans lesquels j’ai exprimé mes dégouts pour la collaboration de ces mafieux au plan diabolique du colon contre le peuple haïtien. Cependant, je ne peux pas ignorer les efforts consentis par M. Leslie Voltaire, soyons sérieux, au prix de sa vie, pour tenter de ramener un calme apparent dans la capitale du pays. Sous sa direction, les rares éléments honnêtes de la police ont repris confiance pour s’allier avec la population, ce qui leur a permis de gagner quelques batailles. Il a du pain sur la planche s’il veut rétablir l’autorité de cet état destitué et anéanti par les services secrets de puissances voyous avec le soutien du régime PHTKK. Toutefois, ce qui compte vraiment ce n’est pas d’avoir gagné la guerre, mais plutôt d’avoir combattu du bon côté de l’histoire. Je suis certain que l’histoire de mon pays retiendra les efforts qu’il aura déployés, et ce, contre la volonté des colons, pour mettre fin au règne de toutes ces coquerelles (à cravate ou pieds nus) qui pullulent dans le pays et massacrent la population. Si je ne suis pas d’accord avec le choix de M. Voltaire de faire partie de ce Conseil de sans vergognes et de la honte, je lui dois tout mon respect, et même mon appréciation d’aller à l’encontre des instructions du colon. Je comprends qu’il lui arrive probablement de résister aux pressions exercées contre lui par une certaine puissance coloniale qui vise à protéger ses intérêts et son investissement dans les groupes terroristes qui massacrent la population. Cette puissance coloniale ne se gêne pas pour s’opposer à l’usage de la force létale contre les terroristes, alors que ses services secrets continuent d’approvisionner ces derniers en armes de guerre pour massacrer la population et tuer les membres des forces de l’ordre. Je suggère que M. Voltaire aille jusqu’au bout pour montrer son « doigt du milieu » à cette puissance coloniale. Il ferait toute la fierté de ce peuple meurtri.

Quelques suggestions pour sortir de ce marasme

Pour revenir à l’intervention du journaliste que j’ai mentionné plus haut dans Miami Herald, il a dit qu’Haïti semble vouloir retourner dans les pratiques des régimes dictatoriaux des années passées. Alors il m’a donné quelques idées. Dans l’état actuel des choses, je crois fermement que si nous voulons reprendre les choses en main, Haïti a besoin de dicter le comportement des individus, et pour cela il nous faut ce que j’appelle ici un « planificateur social ». Je ne parle pas d’un imbécile qui viendra faire les quatre volontés des puissances coloniales qui veulent mettre tout le monde à genoux. Non. Je parle de quelqu’un qui, au contraire, pour une fois, comprend qu’il faut prendre les grands moyens pour neutraliser les actifs coloniaux dans le pays, et je crois sincèrement que M. Voltaire a fait montre d’une certaine capacité en ce sens. Comme le dit le ministre des affaires étrangères de la République du Mali, Son excellence, M. Abdoulaye Diop, pour construire la démocratie, cela prend tout d’abord un État. L’État Haïtien s’est effondré sous le poids du régime démonocratique imposé par les puissances néocoloniales en Haïti. Alors, la première étape pour arriver un jour à instaurer la vraie démocratie en Haïti consiste à construire un État. Pour commencer, il faudra :

  • Sortir Haïti de certaines organisations internationales ou régionales comme l’OEA, la CARICOM, la Francophonie, etc., et évaluer la possibilité de suspendre sa participation aux autres instances, comme l’ONU ;
  • Suspendre la constitution, ainsi que les conventions et traités internationaux signés par Haïti (de toute façon à quoi servent les lois dans un pays de non droit? En plus, cette constitution n’a jamais été pratiquée dans ce pays) ;
  • Prendre un décret pour déclarer Haïti un État neutre qui se refuse à prendre position pour ou contre une quelconque partie sur la scène internationale ;
  • Prendre un décret pour bannir le concept « démocratie » de tous les textes et documents officiels du pays (en effet, les démonocrates utilisent le terme démocratie pour imposer la démonocratie – ou le règne du démon – aux autres) ;
  • Prendre un décret pour créer un corps législatif dont les membres seront désignés sur la base de leur intégrité morale et leur amour pour leur pays, tout en assurant une très large participation des différentes couches populaires et des différentes régions du pays ;
  • Rédiger une nouvelle constitution avec la contribution de gens honnêtes et intègres qui ne sauraient être acquis à la cause coloniale de quelconque puissance étrangère, que ce soit ;
  • Etablir des relations diplomatiques avec tous les pays qui veulent vendre des armes à Haïti pour l’aider à pulvériser les terroristes qui massacrent la population ;
  • Établir des relations diplomatiques avec les pays africains qui affichent une volonté manifeste d’indépendance et de souveraineté ;
  • Suspendre les relations diplomatiques entre Haïti et tous les pays suspectés de financer les activités terroristes dans le pays ou d’adopter une attitude coloniale à l’encontre des autorités ou des institutions du pays au mépris des velléités de souveraineté et d’indépendance du peuple haïtien ;
  • Suspendre les relations diplomatiques avec tous les pays qui ignorent le droit des personnes africaines à l’autodétermination soit dans les discours ou dans le financement d’activités terroristes visant à déstabiliser leurs pays ;
  • Fermer toutes les ONGs étrangères qui servent de cache-sexe pour protéger les activités de déstabilisation des services secrets des pays esclavagistes et coloniaux sur le territoire national ;
  • Ouvrir la chasse aux terroristes qui endeuillent la population et cherchent à détruire le pays au profit de leurs sponsors coloniaux ;
  • Suspendre les activités des missions, soi-disant « évangéliques », étrangères sur toute l’étendue du territoire national ;
  • Suspendre les activités de tous les organismes bidon de défense des droits humains, à moins qu’ils puissent démontrer qu’ils sont financés à 100 % par des fonds nationaux ;
  • Prendre un décret pour couper les oreilles de toute personne coupable d’avoir volé les derniers publics, ne serait-ce qu’un centime.

Après un premier mandat de cinq ans, le planificateur social soumettra le bilan de son gouvernement ainsi que ses nouveaux projets tous les deux ans à l’approbation du parlement et tous les quatre ans à l’approbation populaire. En cas d’un vote de non-confiance, de nouvelles consultations doivent être convoquées pour désigner un nouveau planificateur social. Pour l’organisation économique, politique et judiciaire du pays, je réfère les dirigeants aux dix propositions formulées dans mon livre intitulé : « Haïti : Caverne de charlatans ».

Nos ancêtres avaient versé leur sang pour ce coin de terre, nous allons l’organiser et le gérer comme nous l’entendons pour le bien de nos enfants.


2 réponses à « Démonocratie sous couvert de démocratie: Le festival des cannibales en Haïti »

  1. Avatar de Joazeus Winston
    Joazeus Winston

    Vwa ou ekri pou santan ou telman di pawol mwen sezi.ou soti nan syrie ou pale pawol la klè afè teoris la se on bloff tout otan oligak la pa wè interèl se on wont pou demokrasi a pou moun yo tap di se teoris yo kounyea ou se demokrat paske yo wè interè yo ala traka , teoris lè interè yo anjé , demokrat lè yap fè bè yo .
    HAITI gen trop apatrid san koutya , rèsmoun kifè peyi a pap ka avansé , ou pale de dwa zimen moun sayo se pati politik yo tounen yo nan tout bwat leta yap fè kob , yo gen radyo kap bayo palé . Se on rezo mafia kap fonksyoné ayiti tout moun konn tout moun.

  2. Avatar de Dr Wilner Predelus

    Merci de prendre le temps de lire le texte et de réargir à mes suggestions. Pour être honnête avec vous, je ne sais pas s’il y a encore une seule haïtienne ou un seul haïtien qui répond aux critères d’un bon planificateur social avec les ambitions d’Henri Christophe. Je me limite tout simplement à produire des idées, espérant que le peuple saura les mettre en oeuvre, même après ma mort, si un jour il décide de forcer les portes pour imposer ses volontés.

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