Des garçons de course pour faire plier les nègres
Il était une fois, il y avait un individu du nom d’Emmanuel Toto Constant qui faisait la pluie et le beau temps en Haïti et qui dirigeait une organisation violente qu’il appelait Front révolutionnaire armé pour le progrès d’Haïti (FRAPH). Par son mode de fonctionnement et le zèle de ses membres à défendre les intérêts impérialistes en Haïti, cette organisation terroriste pourrait être considéré comme l’ancêtre de ce qu’on appelle les « gangs armés » qui sèment la terreur et le deuil dans les familles haïtiennes aujourd’hui. Il semblerait que FRAPH a été utilisé par la CIA comme modèle d’essai pour mettre fin à l’idée d’Haïti comme pays. En effet, au lendemain de la dissolution de cette organisation terroriste, l’armée d’occupation états-unienne, qui était alors en Haïti pour récolter les fruits du coup d’État de 1991, avait pénétré dans les bureaux de cette organisation pour récupérer plus de quatre-vingt-dix mille pages de document décrivant les crimes commis par l’organisation de Toto Constant pendant les trois ans du coup d’État orchestré par la CIA contre le président Aristide. Emmanuel Toto Constant allait plus tard lui-même révéler qu’il était sur le payroll de la CIA. Malgré des appels répétés d’Haïti pour obtenir les documents saisis par l’armée états-unienne afin de poursuivre les présumés criminels de l’organisation terroriste de Toto Constant, l’État états-unien qui promeut les « droits de l’homme blanc » à travers le monde, a refusé de remettre le document à l’État haïtien. Tande a wè se 2.
De la même génération de Toto Constant, il y avait un autre qui s’appelait Michel François, un autre du nom de Jodel Chamblain, et un certain Raoul Cédras et compagnies. Avant ceux-là, il y avait les François et Jean-Claude Duvalier et leurs tontons macoutes. Il y avait les Roger Lafontant, les Henri Namphy, les Prosper Avril, les Williams Régala et associés. Tout récemment, il y a eu Michel Martelly, Laurent Lamothe, Ariel Henry et ses ministres mercenaires avec un agenda chargé pour faire avancer le plan mondialiste du régime colonial en Haïti avec un référendum constitutionnel. Pauvre Jovenel! « An nou priye pou defen an », comme l’aurait dit le père Aristomène dans le roman Gouverneurs de la Rosée de Jacques Roumain. Ils l’avaient encouragé à assassiner la justice de manière que la justice ne puisse sévir contre ses futurs assassins. Les barons « lakwa » du PHTKK et leurs maîtres ont eu le dernier mot.
Des Ayants et des héritiers
Aujourd’hui, pour reprendre le flambeau des collabos, nous avons les Claude Joseph, les Gary Conille, les Guy Philippe, les anciens membres d’un certain Conseil présidentiel de traitres (CPT) avec les Leblanc, les Voltaire, les Gilles, les Jean, les Vertilaire, les Saint-Cyr, les Augustin, etc. Nous avons surtout Alix « Débile » Fils-Aimé avec les autres voyous de son cabinet au « cabinet » qui comptent parmi les plus acharnés collaborateurs du régime colonial états-unien en Haïti et qui sont prêts à lécher les bottes du proconsul états-unien pour avoir accès à la clé du coffre de l’État. Dans le même sens, nous avons les gangsters domestiques qui terrorisent la population, ainsi que leurs supporteurs et associés de la classe politique et du milieu d’affaires, etc. Nous avons les mafieux syriens, israéliens et libanais qui ont profité des largesses et de la générosité du peuple haïtien pour renforcer le système peze souse néocolonial en achetant les politiciens corrompus pour contrôler les richesses du pays et maintenir les Haïtiens dans la crasse. Tous, ils sont des garçons de course pour les mondialistes et le régime colonial états-unien, et tous ils sont traités comme tels par leurs maîtres coloniaux. Tous, ils ont servi ou servent encore les intérêts impérialistes états-uniens ou français en Haïti. Ils détruisent le pays au profit du projet colonial, et ils ont fini ou ils finiront tous de la même façon. Pourtant, l’exemple des uns n’a pas servi à grand-chose aux autres. Comme des rats écervelés, ils finissent tous dans le même piège des sangsues suprémacistes coloniales et de la même façon que leurs prédécesseurs.
Absence de protection sociale pour les garçons de course
Malgré le fait que le système des nations-unies est l’instance qui promeut et garantit la pérennité du système mondialiste colonial, lui-même garant de tous les « droits de l’homme blanc », il ne s’est toujours pas penché sur les conditions de travail des garçons de course, particulièrement nègres, qui dirigent leurs pays au profit des racketeurs internationaux, pour leur offrir un minimum de protection, incluant la protection sociale.
En effet, après avoir combattu et massacré ce qu’il appelait les « kamoken » – ses propres concitoyens haïtiens qui n’aspiraient qu’aux mêmes droits que jouissaient les citoyens blancs états-uniens dans leur pays – et après avoir été largué par ses maîtres états-uniens, Jean-Claude Duvalier qui se voyait comme président à vie d’Haïti finit comme n’importe quel vagabond dans les rues de Paris. Tout le monde sait comment il était revenu mourir comme un chien sur la terre qu’il avait dépouillée de toute possibilité de développement (chasse aux intellectuels, déforestation, pillage des derniers publics, extinction des cochons créoles, etc.). Pour sa part, Henri Namphy qui était l’homme « fort » d’Haïti et qui avait commandé sur le massacre de la ruelle Vaillant en 1987, et qui mieux encore, avait observé religieusement les ordres de la CIA pour détruire l’économie du pays, a fini sa misérable vie comme pompiste en République Dominicaine. On rapporte que Michel François, pour sa part, qui avait fait régner la terreur en Haïti pendant le coup d’État de 1991, était devenu caoutchoucman au Honduras où il est mort lui aussi comme un chien, à 67 ans. Son fils qui était alors un enfant lorsqu’il est parti pour l’exile a été assassiné avant d’être balancé comme une pile de déchets devant son shop de caoutchouc. Si Raoul Cédras ne semble jamais remettre les pieds en Haïti depuis son exil au Panama, on raconte que les conditions exécrables dans lesquelles il vit avec sa famille obligent sa femme Yanick Cédras à retourner en secret au pays à plusieurs reprises pour solliciter l’aide d’anciens collaborateurs qui sont encore au timon des affaires pour faire rouler le business colonial. Après avoir rendu de loyaux services à la CIA en prenant la tête d’une insurrection violente qui a mis son pays à feu et à sang pendant les célébrations de ses deux cents ans d’indépendance, Guy a été emprisonné par ses maîtres pour trafic de stupéfiants. Pour sa part, Emmanuel Toto Constant, après avoir été épinglé dans une affaire de fraude hypothécaire chez ses maîtres, aux États-Unis, a été déporté en pleine crise du COVID-19 en 2020 dans le même pays qu’il avait aidé ses maîtres à transformer en enfer. Il crève maintenant dans les trous crasseux d’une prison aux Gonaïves. Il n’y a pas très longtemps, Ariel Henry qui a été propulsé au timon des affaires par le proconsul états-unien pour gérer l’entreprise coloniale en Haïti, s’est vu servir une fin de non-recevoir lorsqu’il a tenté de retourner dans le pays. Des mauvaises langues suggèrent qu’il serait mis aux arrêts pour des crimes connus seulement de ses maîtres. Ils avaient probablement soutenu quelques groupes armés non accrédités par ses maîtres. Mais peu importe la fin espérée, Alix « Débile » Fils-Aimé marche fièrement sur les moyens de ses pas, oubliant que tout comme ses prédécesseurs, il sera lâché en plein vol par ses maîtres lorsque les ailes de l’avion impérial états-unien auront cumulé suffisamment de plomb dans le ciel révolutionnaire de nos ancêtres.
En fait, après que ces garçons de courses eurent fini de fournir leurs précieux services aux des services secrets étrangers pour détruire leur pays et massacrer leurs populations, nombreux sont ceux qui voient leurs biens immobiliers et leurs comptes bancaires saisis par les puissances coloniales. Quel désastre pour le nègre!
Un appel à Jimmy Chérisier dit Barbecue et à ses collègues de Viv ansanm
Il y a seulement quelques semaines, il aurait été impensable pour moi de mentionner le nom de Jimmy Chérisier, si ce n’était pas pour souhaiter qu’il crève. Et même là, je ne l’aurais pas fait sans aller à la confession et m’entraîner dans une longue période de pénitence pour expier ce péché mortel. Ceux qui me connaissent et qui lisent mes livres et mes textes depuis quelque temps savent combien je souffre de la destruction de mon pays par les racketeurs internationaux avec la complicité de quelques politiciens écervelés et corrompus. S’ils y voient dans cette démarche une trahison, alors je m’en excuse. Je suis un homme réaliste, et je sais qu’il vaut mieux de discuter avec des filles et fils légitimes d’Haïti plutôt qu’avec les mercenaires Syriens, Libanais, Israéliens et Européens qui profitent de leur ignorance pour détruire le pays qui leur a tous donné, sans le moindre effort, d’être millionnaires, voire milliardaires. De plus, il est hors de question que je m’adresse aux services secrets des pays étrangers qui tirent les ficelles afin de faire échec à la révolution dessalinienne et maintenir mon peuple à genoux. Le logiciel de ces gens-là étant programmé pour produire la terreur partout dans le monde, mais surtout dans les pays majoritairement noirs, alors je ne négocie pas avec les terroristes – individus ou États.
Comme mes lecteurs et mes amis peuvent bien le comprendre, je n’éprouve aucune compassion pour Jimmy Chérisier et ses collègues de Viv ansanm. J’éprouve encore moins de compassion pour des déchets invétérés comme Alix « Débile » Fils-Aimé, Louis « Ganster » Gilles et ses anciens collègues du CPT qui, dit-on, à la différence de Jimmy Chérisier, auraient tous un diplôme universitaire et pourraient faire partie de n’importe quelle élite légitime dans le pays. J’ai déjà souffert de sévères représailles pour avoir dénoncé les injustices coloniales historiques et contemporaines perpétrées contre mon pays et mon peule, et ce n’est pas maintenant que je me ferais acheter par des délinquants internationaux qui se déguisent en grands défenseurs des « doigts humains » pour racketter les faibles.
Cela étant dit, j’irai droit au but pour dire à Jimmy Chérisier que ni lui, ni aucun des membres de sa coalition de malfaiteurs dite Viv Ansanm ne sortira vivant de cette aventure. À terme, vous serez tous tués. C’est une question de temps avant que ceux qui se servent de vous ne vous massacrent tous sous les applaudissements naïfs du même peuple duquel vous êtes sortis mais que vous avez trahi. Mais, mon cher, tout n’est pas fini. Nous avons besoin d’une révolution en Haïti. Une vraie révolution qui reprend les idéaux et les éléments essentiels de la première révolution haïtienne, et nous avons besoin même de vous. Nous ne voulons surtout pas la faire contre vous, car vous avez aussi le sang de nos ancêtres dans les veines. Je vous le dis en toute franchise : si je gouterais aux délices d’une rétribution populaire contre vous et vos hommes, je ne voudrais pas que vous soyez assassiné par ceux-là même qui se sont servis de vous pendant toutes ces années. Il est encore temps pour vous de changer de direction et vous tirer de ce qu’on peut qualifier comme un catch-22 en vous joignant au peuple haïtien pour renverser le régime colonial en Haïti. Pour cela, il nous faut des preuves convaincantes à l’effet que vous êtes bien du côté du peuple haïtien, et non de celui de ses tortionnaires internationaux ou domestiques. À vous d’en faire la démonstration. Je ne vous promets, à la fin, que vous serez vénéré ni comme François Makandal, ni comme Charlemagne Peralt, ni comme François Cappoix, et encore moins comme Jean-Jacques, Henri Christophe ou d’autres héros haïtiens. Vous n’avez pas l’étoffe de ces hommes immortels. Toutefois, je suis certain que vous aurez peut-être la vie sauve, et on parlera de vous dans l’histoire comme un homme qui avait fait de mauvaises choses mais qui s’était racheté après avoir pris une part active dans la révolution pour la libération de son pays. Si par hasard en vous battant aux côtés du peuple haïtien pour sa libération, il vous arrive quelque chose, je vous promets d’écrire texte pour saluer votre départ. Dans le cas contraire, attendez-vous à remplir le carnet de l’oubli et de la honte comme les autres chiens avant vous.
Wilner Predelus, PhD
Initiative de recherche sur l’impérialisme terroriste

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